De temps en temps, en tant que porte-parole officiel, vous devrez peut-être répondre à une question difficile posée par un journaliste. Vous pouvez même vous offenser de la manière dont la question est posée ou de son contenu. Mais il est impoli et inapproprié en tant que porte-parole de fustiger le journaliste ou de rejeter les questions comme si vous étiez au-dessus d'eux.

"Aucune question n'est indigne. Il n'y a que des réponses indignes."

Il existe 6 conseils pour traiter les questions difficiles des journalistes.

1. Distance

Tout d'abord, mettons en place un environnement propice à la fois aux porte-parole et aux journalistes. La conférence de presse conventionnelle a tendance à comporter une longue et large table avec un panel de porte-parole derrière elle, les gardant loin des journalistes. Cela crée un gouffre entre les porte-parole et les journalistes, et présente une perception contradictoire du «moi contre vous». Plutôt, si possible, installez les porte-parole sur des chaises droites confortables avec une table d'appoint, de sorte que les porte-parole soient bien visibles par les journalistes et présentent une perception plus accessible. Un microphone à main peut être utilisé, ou des microphones à pince.

2. Les faits

Tenez-vous en aux faits et aux chiffres. Présentez-les au fur et à mesure qu'ils sont à votre disposition. S'il n'est pas disponible, autorisez les membres de l'équipe à parler en votre nom ou donnez-vous les détails dont vous avez besoin pour répondre à ces questions. SI ces faits et chiffres ne sont pas disponibles maintenant, notez les coordonnées du journaliste et demandez à un membre de votre équipe d'adresser ces détails par e-mail plus tard, et informez le journaliste que vous le faites.

3. Sous-texte

Regardez votre sous-texte ou votre langage corporel. Lorsque vous devenez émotif, vous donnez votre vrai soi, et parfois, ce soi peut être inacceptable pour les gens et vous peindre sous un mauvais jour. Ne pointez jamais du doigt les gens. C'est tout simplement impoli. N'élevez jamais la voix et ne criez jamais après les gens. C'est inconvenant si vous occupez un poste de direction. Ne pliez pas les bras et ne vous penchez pas en arrière sur votre siège. Cela implique l'indifférence ou le mépris.

4. Affirmation

À l'inverse, le sous-texte et le langage doivent être autant que possible affirmatifs pour établir un rapport avec les médias. Se pencher en avant. Regardez sérieusement et directement. Maintenir un contact visuel. Baissez votre hauteur et votre ton. Ralentissez votre discours. Tempérez votre respiration et cela ralentira votre rythme cardiaque. Asseyez-vous carrément. Le sourire. Utilisez un langage positif pour d'abord être d'accord avec le journaliste, avant d'aborder les points pertinents même s'ils sont difficiles.

5. Redirection

Parfois, vous n'êtes tout simplement pas la bonne personne pour répondre à une question. Ou bien, vous n'êtes pas dans le bon état d'émotion pour y répondre rationnellement et calmement. Dans un événement où plusieurs collègues font partie d'un panel, profitez de cette opportunité pour permettre à un autre membre de l'équipe de vous aider à répondre à la question soit complètement, soit en partie, avant de vous calmer, puis de répondre à la partie restante de la question.

6. Empathie

Si vous pouvez vraiment vous mettre à la place des journalistes, vous pourrez probablement voir les choses de leur point de vue et éviter les positions conflictuelles qui ne feraient que compromettre davantage l'image de votre organisation. Avec empathie, vous pourrez être authentique, être conciliant, avoir des gestes et des sous-textes plus ouverts et chaleureux, utiliser un jargon plus collaboratif et «nous» plutôt que des mots agressifs ou combatifs. Vous remarquerez également de dire la dure vérité telle qu'elle est, sans fioritures, sans mensonges, beaucoup plus facile. Et lorsque les circonstances l'exigent, vous pourrez également vous excuser librement et honnêtement, plutôt que d'utiliser de fausses excuses périmées et peu convaincantes qui éloigneront encore plus votre organisation du public. Si vous voyez un journaliste comme un adversaire, votre sous-texte et votre langage seront tous très combatifs. Mais si vous voyez un journaliste comme un collègue ou un étudiant sur une découverte, alors votre sous-texte et votre langage seront radicalement différents et collaboratifs.

Ainsi, la prochaine fois que vous affronterez un journaliste avec une question difficile, rappelez-vous simplement qu'aucune question n'est indigne et qu'il n'y a que des réponses indignes. Soyez à la hauteur et relevez le défi.

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